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    Roquebilière

    Sandrine Fouet garde-champêtre : le dialogue comme priorité

    Paru le lundi 1 septembre 2008

    Photo : Éric Dallet
     
    Sandrine Fouet : « J'ai craqué pour la région ».

    Le dialogue ! Avec lui, on résout 95 % des problèmes. Sandrine Fouet en est convaincue. En cinq mois d'activité, la garde-champêtre de la Communauté de communes Vésubie-Mercantour n'a mis que quelques timbre-amende.

    « Je suis bien accueillie par la population. J'ai su m'imposer. Je suis respectée. Être une femme joue en ma faveur. Je tire un grand parti de ma formation antérieure en communication. »

    Venue sur le continent de sa Corse natale, Sandrine Fouet a été élève de l'EFAP, école française de communication.

    Privée du plaisir de marcher

    Pas de réel épanouissement dans les relations publiques. Pas non plus dans le métier de costumière et dans la futilité du monde du spectacle.

    L'occasion de réfléchir sur son avenir lui a été donnée après un passage à tabac subi alors qu'elle portait secours à la victime d'une agression.

    « Blessée à la jambe, j'ai subi plusieurs opérations. J'ai été privée du plaisir de marcher pendant un an. C'est là que j'ai décidé de me mettre au service des gens tout en réalisant un rêve d'enfant : celui de monter à cheval. »

    École des gardes à cheval de Soissons, entrée dans la brigade des garde-champêtres de Haute Normandie. Trois ans de travail. Entretien à Roquebillière au mois de février dernier. Prise de poste le 1er mars.

    22 000 hectares

    Cinq communes (1), 22 000 hectares, 3 600 habitants, Sandrine Fouet a une mission complémentaire à celle des gendarmes. Elle fait appliquer les arrêtés des maires, assure la police de la route et du stationnement. Elle oeuvre pour la protection de l'environnement et intervient chaque fois qu'une atteinte peut lui être portée : camping et décharges sauvages, feux, épaves automobiles, animaux errants, par exemple.

    « Nous ne sommes pas pour la répression. Nous atteignons notre objectif en faisant de l'information et en occupant le terrain. »

    Gérard Manfredi, maire de Roquebillière, conseiller général et président de la communauté de communes, confirme : « Nous misons sur la prévention. Nous serons très patients. C'est seulement en cas d'échec que nous passerons à la répression ».

    (1) Belvédère, La Bollène-Vésubie, Roquebillière, Saint-Martin-Vésubie et Venanson

    Nice Matin
    © 2010 29/05/2010